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17 avril 2020
{EPITECH}

Un étudiant d'Epitech Nancy fabrique des visières de protection avec des imprimantes 3D

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Alors que le confinement se poursuit, de nombreuses initiatives solidaire ont vu le jour partout en France, pour venir en aide aux acteurs de première ligne. David Leroy, étudiant en 3ème année à Epitech Nancy, s’est lancé dans la confection de visières de protection.

 

Avant tout, l’envie d’être solidaire

David explique : « Epitech nous apprend à monter en compétence, mais également à mettre ces compétences à profit ». Au regard de l’actualité, il s’interroge rapidement sur la manière dont il peut participer à l’effort collectif. Passionné par l’impression 3D, il suit l’actualité du réseau Fablab. Il découvre alors que plusieurs d’entre eux se sont lancés dans la fabrication de visières de protection, mais également dans l’impression 3D de connectiques pour les respirateurs. Après avoir récupéré le modèle 3D via la communauté Makers, il se lance.

David précise :

« Tout cela s’est très vite accéléré. Aujourd’hui, je reçois des appels d’EHPAD, de pharmacies, de personnes du milieu médical, et même de commerçants qui souhaitent protéger leur personnel. Les demandes affluent de partout sans que je sache comment ces personnes ont eu mon contact ! Certains organismes me demandent même de réparer leur matériel défectueux. »

 

Une organisation solide

Equipé de deux imprimantes 3D, il fabrique d’abord les cerclages. Des feuilles de reliures format A4 sont utilisées comme visière, et des élastiques sont ajoutés pour permettre de tenir le masque une fois porté. Pour répondre à la forte demande, il a été contraint d’adapter la définition d’impression, en clair la superposition des couches de fils, pour être plus rapide. Cette modification lui permet de gagner environ 30 minutes par impression. Un temps non négligeable donc.

 

 

Pour ce qui est de l’approvisionnement en matière première, il raconte :

« Lorsqu’un organisme me contacte, j’essaie de voir s’il dispose de matière première qu’il pourrait me fournir. J’ai aussi reçu des dons de particuliers, soucieux de soutenir cette initiative. A titre personnel, j’ai également acheté du matériel, et investi dans une 3ème imprimante »

 

 

S’organiser pour gérer ses engagements

En stage depuis début Avril, il a dû s’organiser pour gérer tous ses engagements.

« Je lance les impressions dès la matin. Lorsque j’ai fini ma journée en télétravail je m’affaire à l’assemblage des visières. Les personnes avec qui je suis confiné sont mises à profit, et m’aide dans cette tâche. Le soir, je relance des impressions pour la nuit, et ainsi de suite ».

 

 

A ce jour, David a déjà fabriqué près de 250 visières, et il ne compte pas s’arrêter là : « tant que je pourrais aider à mon échelle, je le ferai ». Comme lui, d’autres étudiants, dans tous nos campus, restent solidaires et n’hésitent pas à donner de leur temps pour l’intérêt commun.



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