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03 avril 2020
{EPITECH}

Les étudiants d'Epitech Lyon travaillent de chez eux, « c'est impressionnant de voir à quel point rien n'a changé ! »

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Epitech, comme tous les établissements d’études supérieures, a fermé les portes de ses campus dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 en Europe. Pourtant, 100% des activités pédagogiques continuent dans tous les campus de France.

 

Le campus d’Epitech Lyon, désormais… vide !

Comment s’organisent les équipes ? Comment font les étudiants pour continuer à travailler ? Tour de France des initiatives d’Epitech pour le télétravail…

La touche lyonnaise ? Continuer à faire vivre l’associatif à travers des cours de guitare online !

Et on commence avec Lyon avec les témoignages de Henric Pécoul, Alumni Epitech promo 2013 et responsable des promotions de Tek1 et Tek2 ; et Lucie Philippon, étudiante en Tek2 et AER (Assistante Epitech Région).

« Les plannings restent les mêmes ! »

Lucie se doutait bien que tout n’allait pas s’arrêter : « On n’a pas besoin du bâtiment pour continuer nos projets, raconte-t-elle, on se servait déjà tous de la suite Microsoft et de Teams pour communiquer, donc globalement je fais les mêmes choses qu’avant : j’organise les activités pédagogiques de la même manière, les plannings restent les mêmes, c’est même impressionnant de voir à quel point rien n’a changé »

Tout passe par Microsoft Teams

Effectivement, le groupe Epitech a toujours poussé ses étudiants à utiliser Microsoft Teams pour communiquer. « Si avant, on l’utilisait de manière anecdotique, aujourd’hui, tout passe par là pour Epitech. Et entre étudiants, on a des canaux sur Discord » explique Lucie. L’équipe pédagogique de Lyon insiste bien sur ce point « on utilise seulement Teams à Epitech, histoire de ne pas diversifier les outils. On sait que les étudiants en utilisent d’autres, mais on souhaite que ça reste étudiant » précise Henric.

 

 

Et pour organiser au maximum les canaux de Teams, l’équipe pédagogique s’est bien organisée. « Certains canaux ne servent qu’à répondre aux questions techniques, sur lesquels il y aura toujours un assistant pédagogique de disponible, d’autres permettent de discuter de choses personnelles. Toutes les activités prévues avant le confinement restent les mêmes aux mêmes horaires. La personne en charge de l’activité doit créer son canal Teams et appeler tous les étudiants qui s’y sont inscrits ». Henric précise : « en général, tous les inscrits à une activité sont présents, ça suit plutôt bien. Les cours d’anglais sont également maintenus à distance avec l’intervenant qui fait une visio conférence ».

Demander aux étudiants leur humeur

Tous les matins à Lyon, les équipes pédagogiques publient des formulaires avec des dates de début et de fin, ce qui leur permet de voir qui est présent. « J’aime bien aussi mettre des petites questions avec un côté amusant en leur demander de m’écrire une citation connue qui correspond à leur humeur ». Ces formulaires assez libres permettent aux responsables de cibler les personnes à risques : celles qui décrochent ou pour qui c’est compliqué psychologiquement. « Dans ce cas-là on appelle en privé en visio les étudiants, et si on n’a pas de nouvelle, on contacte les parents ».

Les équipes restent donc tout à fait mobilisées pour répondre à tous les besoins des étudiants.

Pour Lucie, ce qui lui manque le plus, c’est de pouvoir discuter et se poser avec des amis sur le campus. « Quand j’imagine un programme ou quand je code, des fois, sortir la tête de mon ordinateur et discuter avec des gens me permet de débloquer mes idées, c’est ce qui me fait avancer. Ce qui me manque le plus, c’est les conversations de couloir, croiser des gens au hasard dans un bâtiment ».

« On est dans une culture de l’informatique »

Pour elle et pour tous ses camarades, travailler sur l’ordinateur est quelque chose d’assez naturel : « C’est sûrement parce qu’on a l’habitude des jeux vidéo, on est dans une culture de l’informatique et on a l’habitude de discuter entre nous à travers un ordinateur » explique-t-elle. Henric confirme : « les étudiants sont respectueux, ils coupent leurs micros et les rallument quand c’est à eux de parler. On est face à un public qui a l’habitude, ils ont les réflexes des jeux vidéo ».

Et même lors de conf-call de 40 personnes, ça fonctionne ! 

 

Garder le contact… coûte que coûte !

 

Henric lui, ce qui lui manque le plus, c’est la proximité avec les étudiants : « J’avais pris l’habitude d’aller faire le tour des locaux, des salles, de poser des questions aux étudiants. Ils avaient pris l’habitude de m’interpeller, d’échanger avec moi. Maintenant, toute cette proximité n’existe plus vraiment, c’est un peu moins vrai. » Pour une école comme Epitech où la proximité entre les équipes administratives et pédagogiques de l’école, et les étudiants, est légendaire ; devoir rester chez soi et perdre ces contacts n’est pas facile…

Une Game Jam réussie… même à distance !

Et pourtant, Lucie comme Henric trouvent remarquable la continuité pédagogique qu’à réussi à mettre en place Epitech. La Game Jam du week-end du 21-22 mars, prévue avant le confinement, et parfaitement suivie et réalisée par l’ensemble des étudiants d’Epitech Lyon, est un bon exemple.

Les participants à la Game Jam ont appris le thème, le Street Art, vendredi soir avant le week-end. Ils ont par la suite dû choisir un groupe et réfléchir pendant deux heures à un projet à réaliser pendant deux jours. Si le projet est validé par l’équipe pédagogique, ils travaillent dessus tout le week-end. Lucie et son équipe ont imaginé une sorte de Monopoly où il fallait prendre le contrôle d’une ville en y taguant les murs. Pour gagner ? contrôler les rues en ayant le plus de tags. Et la solution a marché ! 

le lundi matin, les étudiants ont présenté leurs jeux en partageant leurs écrans sur Teams et d’après le directeur du campus de Lyon, Mathieu Champely, ce fût une vraie réussite. 

Les conseils du campus d’Epitech Lyon :

  • N’utiliser qu’un outil de télétravail pour éviter la multiplication des canaux de discussion
  • Continuer le programme de l’année aux mêmes heures que d’habitude
  • Faire l’appel le matin et appeler personnellement les étudiants qui semblent décrocher


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